Dialogues et cultures

 

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Présentation

Dialogues et cultures est une des revues de la FIPF. Elle est l’expression même de la francophonie marquée par la diversité culturelle. En ce début de troisième millénaire, on assiste à un glissement marqué du « politique » vers le « culturel » dans tous les domaines. Il n’est pas exagéré de dire que le respect de la diversité culturelle est devenu un enjeu majeur, non seulement de la mondialisation, mais surtout de la paix et de la stabilité dans le monde.

En conséquence, l’idée de diversité culturelle dépasse le cadre des simples politiques culturelles : c’est un projet de société, un projet politique, une alternative au choc des civilisations prédit de manière dramatique par Samuel Huntington. On peut même avancer que, dans le contexte de la mondialisation, l’acteur qui sera capable de se saisir d’un tel projet s’assurera une place de choix sur la scène internationale.

Ainsi, d’après Bernard Wicht, la Francophonie peut jouer ce rôle :
Un double rôle. D’une part, elle peut proposer une formulation "conviviale" de la diversité culturelle, formulation qui se démarque clairement de la conception dominante du multiculturalisme. D’autre part, elle peut en faire son principe d’action dans le monde – à côté de l’idéal démocratique et de la promotion des droits de l’homme – lorsqu’elle offre sa médiation, cherche à désarmorcer les conflits et à rétablir le dialogue diplomatique, politique et interculturel. (Wicht WITCH Bernard, in Diversité culturelle et mondialisation, 2004, éd. Autrement, p.26)

L’idée de diversité culturelle correspond assez largement à la définition de l’espace francophone. La Francophonie se présente notamment comme un espace de liberté, de culture, de communication et de solidarité permettant la cohabitation du français avec la pluralité des autres langues nationales, régionales et locales.

Il y a donc bel et bien tension (au sens positif) et équilibre entre des localismes et un idéal que l’on peut qualifier de confédéral, voire d’universel. Cohabitation, solidarité : c’est l’interculturalité qui est au cœur même de cet espace francophone (reconnaissance mutuelle, reconnaissance de cette diversité).

C’est cette même interculturalité que Dialogues et cultures veut inscrire au cœur de ses publications. Son premier rôle est de rapprocher les professeurs de français du monde entier et de les amener à échanger dans des domaines qui les concernent : la langue française, les littératures et les cultures francophones. Il s’agit surtout de promouvoir des innovations et des partenariats en didactique du français. Tous les contextes seront envisagés : ceux où le français est la langue première des locuteurs, ceux pour qui il est manifestement une langue étrangère, mais aussi ceux, nombreux, pour qui il est langue seconde et/ou langue de scolarisation.

On s’attachera donc à l’étude de genres littéraires (en 2011, un numéro a été consacré à la nouvelle), d’aspects (socio)linguistiques (la variété du français dans la francophonie) ou à la présentation de pays ou de régions francophones (un numéro sur la Communauté française de Belgique en 2010 et un sur Haïti en 2012). La revue examine aussi certains outils mis à la disposition des enseignants : le Cadre Commun Européen de référence (en 2009) et l’utilisation de TV5 monde (en 2013). La rédaction privilégie les numéros thématiques. Un numéro sera consacré à la pédagogie convergente (qui lie l’enseignement du français à celui des langues régionales), à une présentation des formations initiales qui préparent au métier de professeur de français, aux formations continues offertes sous forme de séminaires et de stages d’été, et aux liens entre la recherche (en sciences du texte et en (socio)linguistique, en anthropologie culturelle) et l’enseignement.

Roland Delronche, qui a été longtemps rédacteur en chef, nous a légué en 2009 la direction de la revue. Nous l’avons reçue comme un héritage. C’est l’esprit de Roland Delronche que nous sommes chargés de perpétuer : le sérieux professionnel, le sens de la transmission, l’amour des enseignants, l’attachement à la langue française, une langue bien vivante, dont il a toujours pensé qu’elle était apte à exprimer, dans tous les domaines, toutes les réalités actuelles.

A nous, enseignants de français du monde entier, à recevoir cet héritage, en répondant favorablement aux appels à communication qui seront lancés une fois par an. A nos plumes!

 

Historique

Hommage à Roland Delronche le jour de ses funérailles

rollanddelronche.jpegCher Roland,

Au nom de l’ABPF, dont tu as été le président pendant 20 ans, de 1982 à 2002, je tiens à te faire part de notre émotion en ce jour de tes funérailles.

Tu as occupé différentes fonctions au sein de l’ABPF avant d’en devenir le président :  délégué aux affaires internationales et trésorier. En même temps que président de l’ABPF, tu es devenu vice-président de la FIPF lors du Congrès mondial de 1988 à Thessalonique. Cette date m’a particulièrement marqué puisqu’après ce congrès, nous avons pris ensemble une semaine de vacances en Grèce. Nous avons parcouru la Macédoine à quatre : avec Josée ton épouse et Michèle Ducheny, alors secrétaire de l’ABPF. J’ai le souvenir d’un homme heureux qui allait pouvoir mettre son talent au service de la FIPF comme il le faisait pour l’ABPF.

Comme président de l’ABPF, tu as laissé le souvenir d’un homme discret et calme. Tu as contribué, par tes conseils avisés, à faire de Français 2000 une revue professionnelle de premier plan grâce à des numéros thématiques de haut niveau. Lors du 50e anniversaire de l’ABPF, tu as coordonné un numéro intitulé « Florilège pour un jubilé ». Tu as ainsi été amené à jeter un regard sur le passé et à constater que, depuis 1951, l’esprit et l’action de ce que l’on appelait à l’époque la SBPF étaient d’une constance remarquable en se montrant à l’écoute de l’évolution des besoins du terrain.

Tu as ouvert l’ABPF à l’international. Tu as su donner une impulsion à la mission de ses membres à l’étranger : le ton de l’amitié, l’inflexion rassurante de l’écoute compréhensive, qui ne s’égare pas dans le dédale de considérations rhétoriques, cherchant plutôt à construire des passerelles entre la recherche universitaire et les pratiques de terrain. Tu as aussi accueilli à plusieurs reprises des membres d’associations étrangères de professeurs de français. Tu as enfin encouragé la collaboration avec notre association sœur, la bvlf, en suscitant les interventions de nos membres à la grande Journée pédagogique qui, à Gand, réunit au moins 500 professeurs chaque année.

Comme rédacteur en chef de la revue de la FIPF, Dialogues et culures, tu as contribué à rapprocher les professeurs de français du monde entier. Tu t’y es consacré pendant de longues années avec un perfectionnisme qui t’honore.  Tu m’as demandé en 2009, il y a deux ans à peine, de prendre la direction de „ta” revue. Je l’ai reçue comme un héritage. J’insiste : un héritage. C’est l’esprit de Roland Delronche que je suis chargé de perpétuer : le sérieux professionnel, le sens de la transmission, l’amour des enseignants, l’attachement à la langue française, une langue bien vivante,  dont  tu as toujours pensé qu’elle était apte à exprimer, dans tous les domaines, toutes les réalités actuelles.

En relisant les manuscrits de Dialogues et cultures, en confectionnant les futurs numéros, c’est ta présence bienveillante que j’aurai toujours devant les yeux et ton souci de la perfection. Un héritage, disais-je. Un héritage !

Luc Collès

 

Actualités

Dialogues & Cultures N°58

Monique Lebrun et Gilberte Février

Le 12 janvier 2010 Haïti a subi un séisme d’une magnitude de 7. 3 qui a causé la mort de plus de 300.000 personnes et qui  a fait autant de blessés. Ce tremblement de terre n’a fait qu’aggraver la situation d’un pays déjà affaibli, entre autres, par un environnement fragilisé par les catastrophes naturelles et par le déboisement, une économie faible, un appauvrissement des populations, une instabilité institutionnelle générée par des crises sociopolitiques récurrentes causées par de longues périodes de dictature et de mauvaise gouvernance, un système éducatif décrié déjà par ses propres protagonistes. 

Il faut, à notre avis, aller au-delà des images associées au destin tragique de ce pays des Caraïbes et tenter de mieux connaître ses richesses culturelles, ses particularités linguistiques, sa littérature et son système éducatif. La diaspora haïtienne, très présente en francophonie, a déjà contribué à nous sensibiliser à la réalité de ce surprenant pays. Nous souhaitons que ce numéro de Dialogues et cultures « Présences haïtiennes »  offre aux lecteurs la possibilité de poursuivre cette rencontre avec l’Autre.

Les contributions sont regroupées selon quatre thématiques. La première touche la littérature et la culture. Sébastien Sacré souligne le caractère novateur des travaux de critique littéraire de Maximilien Laroche, cet essayiste qui a tenté de cerner la pensée euro-centriste de la littérature caribéenne et appelé à un esthétisme ancré dans la créolité et l’américanité. C’est de l’hybridité culturelle dont il est question dans  l’analyse que fait Yves Chemla du  Manès Descollines de Michel Monnin. Il y fait ressortir certains des traits essentiels de l’auteur, propres également à une certaine littérature haïtienne, soit ce mélange de scènes de la vie quotidienne et de réalisme merveilleux qui caractérisent une écriture composite. Là encore, comme pour ce qui est du Laroche dépeint par Sacré, nous oscillons de l’occidentalité à l’haïtianité. Quant à Ngetcham, il fait ressortir, à travers son analyse  culturelle de La tragédie du roi Christophe, de Césaire, l’identité commune des Haïtiens et des Martiniquais : les deux peuples sont héritiers d’une même culture.

La deuxième thématique concerne l’apprentissage du français, langue et littérature. Les contributions de Joslyne Vierginat et Sylvie Cartier d’une part, et de Carole Fleuret, d’autre part, adoptent une perspective cognitiviste pour nous faire part des difficultés des élèves haïtiens à maîtriser la langue française. L’étude de Vierginat et Cartier se centre sur la motivation des élèves du primaire quant à leurs apprentissages langagiers, et plus spécifiquement l’apprentissage par la lecture, alors que Fleuret a réalisé une expérimentation portant sur la littératie précoce en français soulignant le peu de savoirs en français des jeunes Montréalais de cinq ans d’origine haïtienne. La contribution de Gilberte Février est d’un autre type, l’auteure ayant dessiné une large problématique de l’enseignement du français, langue et littérature, en Haïti faisant surtout ressortir des carences systémiques et des hésitations sur les statuts respectifs du créole et du français.

C’est de la situation de diglossie d’Haïti dont traite la troisième partie de notre dossier. Benjamin Hebblethwaite et Michel Weber soulignent bien que l’un des problèmes majeurs du système éducatif haïtien est une politique linguistique qui favorise une langue minoritaire (le français) aux dépens d’une langue  majoritaire (le créole), ne faisant que traduire en cela les priorités économiques de l’État. Dans la foulée, Guylène Romain met de l’avant le fait que l’école haïtienne, par son idéologie diglossique, fait vivre aux élèves une situation de violence symbolique et qu’il faut résoudre ce conflit , sous peine de ne pouvoir reconstruire durablement et efficacement le système éducatif. Le linguiste Rochambeau Lainy, pour sa part, nous fait découvrir le fonctionnement comparatif du créole et du français en l’illustrant à l’aide d’un cas précis : le discours direct et le discours indirect.

Notre dossier se clôt sur la thématique des savoirs scolaires. Kysly Joseph décrit les principales contributions d’Anténor Firmin, homme politique haïtien du XIXe siècle,  à l’éducation du citoyen : il s’en dégage une vison anthropologique d’obédience moderne. Le discours social haïtien intéresse également Gina Lafortune, qui défend dans sa contribution l’idée qu’il faut mieux connaître les rapports aux savoirs scolaires qu’ont les jeunes Haïtiens des milieux populaires, ces savoirs ayant des dimensions identitaires, épistémiques et empiriques. Il est également question de savoirs scolaires, et plus spécifiquement de savoirs liés aux lieux dans l’article de Carlo Prévil et de Gina Thésée. Ces deux auteurs revisitent le rôle de la géographie scolaire pour aider à développer une compréhension dynamique de  la maîtrise par les Haïtiens de leur espace   et élaborer des stratégies d’adaptation efficaces pour réduire la vulnérabilité des biens et des services et,  finalement pour mieux protéger les individus et les populations à risques.

Des contributions variées donc, qui font ressortir la richesse du paysage culturel et social haïtien et qui sont susceptibles, croyons-nous, de favoriser une véritable rencontre interculturelle.

Table des matières

  • Première partie : Littérature et culture

Sébastien Sacré, Maximilien Laroche, un autre regard sur la littérature et l’identité haïtienne

Yves Chemla, Haïti, un exemple d’hybridité culturelle : Manès Descollines de Michel Monnin Ngetcham, Inscription du culturel haïtien dans La tragédie du roi Christophe d’Aimé Césaire

  • Deuxième partie : Apprendre le français

Joslyne Vierginat André et Sylvie Cartier, Dynamique motivationnelle lors d’apprentissage par la lecture en Haïti

Carole Fleuret, Capacités cognitivo-langagières et appropriation de l’écrit: état des connaissances initiales d’élèves haïtiens en français langue seconde

Gilberte Février, L’enseignement du français et des textes littéraires en Haïti

  • Troisième partie : Diglossie et défis linguistiques

Benjamin Hebblethwaite et Michel Weber, Le problème de l’usage scolaire d’une langue qui n’est pas parlée à la maison : le créole haïtien et la langue française dans l’enseignement haïtien

Guylène Romain, Violence symbolique et idéologie diglossique dans l’école haïtienne

Rochambeau Lainy, L’étude du couple discours direct / discours indirect  et des formes libres : comparaison entre le créole haïtien et le français

  • Quatrième partie : Savoirs scolaires et défis actuels

Kysly Joseph, Les tâches de l’éducateur politique face à l’idée de civilisation - L’actualité revisitée de Anténor Firmin en Haïti au XX1e siècle

Gina Lafortune, Le sens de l’école et des savoirs scolaires en milieux populaires, à Port-au-Prince

Carlo Prévil et Gina Thésée, Développer le sens du lieu dans la formation et l’éducation en Haïti : une perspective critique

 

Appel à contribution

Pour le n° 62, 2016


Sur le thème :
« Politiques linguistiques et enseignement-apprentissage de français :
quelles perspectives pour la pluralité linguistique ?
»


Volume coordonné par Philippe Blanchet (université Rennes 2, France)

 

Présentation de la problématique


Les  pratiques  linguistiques  sont  des  pratiques  sociales  infiniment  variées  et variables  dont l’hétérogénéité  est  une caractéristique  fondamentale.  On  peut en rendre compte sous la dénomination de pluralité linguistique: au sein d’une « même  langue »  ou  entre  « langues  distinctes »  pluralité  des  usages  et  des formes, des interactions, des relations,  des situations de communication, des contextes sociaux et culturels, des personnes et des groupes, etc.
De ce point de vue, les politiques linguistiques peuvent être analysées, au final, comme  des  actions  portant  sur  la  pluralité  linguistique,  pour  tenter  de  la prendre  en  compte,  de  l’organiser,  de  la  limiter,  de  la  contrôler,  voire  de l’éliminer  ou  de  la  promouvoir.  Dans  la  perspective  théorique  dite glottopolitique, il n’y a pas que les institutions (les  instances glottopolitiques) qui  mènent  des  actions  de  politique  linguistique  théorique  et  pratique.  Les locuteurs  individuels  ou  collectifs  sont  considérés  comme  des  agents glottopolitiques, dont les comportements, discours et usages sociolinguistiques sont des actes de politique linguistique « in vivo ». Les actions des instances et des  agents  glottopilitiques  sont  parfois  convergentes  ou  complémentaires, parfois  divergentes  ou  contradictoires.  Des  phénomènes  de  domination, d’hégémonie,  de  dirigisme,  de  laisser-faire,  de  résistance  ou  d’auto-gestion critiques y sont notamment à l’œuvre.
On  peut  dès  lors  analyser  comme  des  politiques  linguistiques  les  politiques linguistiques  éducatives  des  instances  glottopolitiques  (institutions  et organismes  divers)  ainsi  que  notamment  les  actions  glottopolitiques  des agents,  enseignant-e-s  (et  autre  professionnel-le-s  de  l’éducation  et apparenté-e-s) et apprenant-e-s (et leur entourage professionnel, familial, etc. selon leur situation).
Dans  la  perspective  interculturelle  qui  constitue  l’orientation  principale  de  la revue,  ce  numéro  de  Dialogues  et  Cultures  réunira  des  textes  portant  sur  la prise  en  compte  (ou  non)  de  la  pluralité  linguistique  et  culturelle  dans l’enseignement-apprentissage  du  français  dans  le  monde.  Les  textes  devront être centrés sur :

  • des  témoignages  et  analyses  des  bases,  enjeux  et  effets  glottopolitiques des  pratiques  d’enseignement-apprentissage  du  français  dans  des contextes  divers,  aussi  bien  du  côté  des  pratiques  des  agents  (acteurs sociaux  individuels  et  non  institutionnels)  que  de  celles  des  instances (institutions et organismes officiels),
  • des expérimentations (au sens ordinaire du terme) sur le terrain et/ou des propositions  d’interventions  didactiques  agissant  explicitement  ou implicitement,  directement  ou  indirectement,  sur  le  rapport  à  la  pluralité linguistique,
  • des  présentations  et  analyses  de  dispositifs  globaux  de  politiques linguistiques  dans  leurs  enjeux  éducatifs,  au  niveau  d’organisations internationales,  d’Etats,  de  systèmes  éducatifs,  d’établissements d’enseignement, de programmes, etc., aussi bien du côté des agents que des instances,
  • des  regards  critiques  sur  ce  que  l’on  pourrait  appeler  des  incohérences, voire  des  postures  de  surface  ou  de  véritables  impostures  quant  à  une prétendue prise en compte positive de la pluralité linguistique et culturelle dans  l’enseignement-apprentissage  du  français,  aussi  bien  du  côté  des agents que des instances.

 

Modalités de proposition

Les propositions de contribution, sous format traitement de texte (Open Office, Word etc.), d’environ 5000 signes-espaces + bibliographie devront parvenir à philippe.blanchet@univ-rennes2.fr au plus tard le 28 février 2014.

Une réponse sera donnée au plus tard le 30 avril 2014.

 

Remise des textes et publication

Les  textes  finaux,  mis  en  forme  selon  les  indications  données  en  annexe, devront ensuite être envoyés à la même adresse au plus tard le 31 décembre 2015. Tableaux, graphiques et illustrations devront y être insérés sous la forme de  fichiers  images  (format  jpg  ou  pdf)  et  ces  fichiers  devront  être  envoyés séparément.  Une  révision  des  textes  pourra  être  demandée  pour  le  30  mars 2015.  Parution début 2016.

Pour plus d'information
 

 

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